"Préfabriquer". Nina Chalot
Un mémoire sous forme d’installation.

L’exposition "Préfabriquer" met en scène une dizaine d’histoires triées sur le volet. Dans l’espace entrent en dialogue différents types de récits : lettre, montages vidéo, journal, fiction et témoignages, images imprimées et carte.
Chacune de ces pièces questionne à sa manière les relations entre production industrielle et habitat. Toutes ont pour point commun le matériau béton.
Une diversité d’approche est privilégiée pour aborder la complexité du sujet tant sur le plan sociologique, technique, théorique, que plastique ou encore économique.

Texte introductif de l’exposition/mémoire :
- Je veux faire un film. Il y aurait des ouvriers, des patrons, des créateurs, des politiques, tous ceux qui créent les espaces dans lesquels on vit.
- Tu me parles d’espaces… Pourquoi tu ne ferais pas une installation plutôt ?
- Bonne idée, une installation ! Une installation qui parle d’espaces, dans l’espace. Le visiteur y sera actif. Il créera sa propre histoire dans l’Histoire. Ou plutôt entre les histoires.
- C’est bien facile de dire ça ! Les ouvriers, la politique, l’Histoire... mais ça ne fait pas un sujet. Il te faut une question, une question simple, qui les relie.
- J’explorerai un territoire. Une friche à la lisière de deux quartiers, en apparence rivaux. Ces deux quartiers seront l’industrie et l’architecture. De ce terrain vague on pourrait extraire mille anecdotes, autant qu’il y a de personnes qui le côtoient. Alors j’en choisirai une poignée. Celles que j’aime disons, qui me touchent ou me révoltent. Une dizaine tout au plus ! Puis je donnerai une forme à ces récits, pour que chacun d’eux ait sa propre voix, singulière.
- Ça reste un peu vague.
- J’oubliais ! De l’industrie on ne gardera que la fabrication en série, et de l’architecture on ne regardera que le logement.
- Là ça resserre ! Et en tant que designer, quelle est ton intuition ?
- Moi, je crois que ces deux quartiers pourraient mieux s’entendre, mais que cela comporte des risques. Ce que je veux c’est comprendre. Ou du moins percevoir la complexité de cet entremêlement.
- Peut-être qu’un objet est ce qui permet de relier… de passer d’un sujet à l’autre…
- Ajoutons un ingrédient. Après tout c’est ce que les visiteurs attendent.
- Une histoire d’amour ?
- Oui, et l’entremetteur, ça sera le béton.

Vidéo : L’homme et la machine
Vidéo : Maison Phoenix

Photos : Véronique Huyghe et Matthieu Barani

© Christian Barani 2018 |
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