Une dérive psycho-géographique dans la capitale Windhoek à la recherche des townships où vit le peuple Herero.

_ La colonisation allemande en Namibie débute vers 1830. Missionnaires, commerçants, petits bourgeois mettent petit à petit un système colonial et capitaliste en place sur les terres des peuples Herero et Namas. Ces peuples perdent leurs terres, leurs cultures et deviennent une main d’oeuvres utiles aux missionnaires et colons allemands. Mais cette situation n’est plus accepté par le peuple Herero qui se rebellent en 1903. Ils tuent une centaine d’allemands, uniquement des hommes.
La répression commence. Le peuple Herero fuit dans la montagne. Ils sont encerclés par l’armée allemande. Le gouverneur allemand tente une négociation pour préserver sa main d’oeuvre si utile à l’exploitation des terres et des mines. Mais à Berlin, Guillaume veut une répression et envoie le général Von Trotha qui déclare : « J’anéantis les tribus insurgées dans des flots de sang et des flots d’argent. C’est la seule semence pour faire pousser quelque chose de nouveau qui soit stable ».
Le peuple Herero est encerclé par l’armée allemande qui ne laisse qu’une issue, le désert. Sous la menace de l’armée, le peuple fuit dans le désert. Mais l’armée allemande empoisonne les principaux points d’eau et femmes, enfants et combattants meurent de soif et de faim dans le désert. Les survivants du peuple Herero sont enfermés avec le peuple Namas dans des camps qui deviendront les premiers camps de concentration. Les allemands les font travailler sur des chantiers de constructions de chemins de fer ou de routes jusqu’à la mort sans vraiment les nourrir.
Mais de nombreux médecins allemands veulent vérifier cette théorie selon laquelle les noirs sont une race inférieur. Dans un des nombreux camps de concentration, le médecin Fetzer demande aux survivants de couper la tête des morts, de les faire bouillir et de racler les crânes à l’aide de tessons de bouteille afin de les nettoyer. Des milliers de crânes sont mis dans des caisses et envoyer à Berlin, à l’Institut de la Charité. Là, le docteur Eugen Fisher, qui va travailler avec Hitler des années plus tard, veut mesurer ces crânes afin de prouver scientifiquement que les noirs font bien partie d’une race inférieur.

Urban video est une série qui s’enrichit et se construit dans le temps.

2005
Durée / Duration : 24 min.
Support de tournage : DV

Remerciements : Eric Gauss, l’agence DU&MA et l’Espace des Sciences de Rennes


Drifting off produces an attitude, a form which is subject to chance, and gives a personal vision of passing through the town. In this drifting off, the journey begins to take account not only of the physical geography but also of the psychic relation to the place and people. This walking through town becomes a performance whose result is a plastic form, a documentary. The territory is represented like an experience. In this representation of the town, improvisation structures the desire to film and each shot is only filmed once. Intuition makes me start recording, never knowing in advance what is going to happen. Thus, filming becomes an act of performance. With this plan of action, it’s the moment when the camera penetrates reality and modifies it that creates and questions the ‘documentary’ process. This drifting off takes the form of the editing of singular atmospheres linked to the diversity of the urban spaces and the people encountered in them. It creates an urban collage, a personal esthetical vision of the town. Urban video is a series which enriches and constructs itself through time.

© Christian Barani 2018 |
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