Extrait de mine de rien

english

mine de rien

Ce film est le deuxième volet d’une trilogie, réalisée avec Guillaume Reynard, sur le Kazakhstan contemporain :
Parce que, Mine de rien, En 2030 le pays deviendra.

Karaganda, deuxième ville du Kazakhstan, située au cœur des steppes, fut construite en 1930 par la main-d’œuvre des prisonniers déportés dans un immense Karlag sur un bassin houiller. Aujourd’hui, le socle économique de la ville s’est effondré, conduisant à une paupérisation considérable. « mine de rien » représente le temps de la transition, de l’instabilité entre deux états, entre sentiment d’abandon et espoir capitaliste. Un état passé, vécu, et un état en devenir, fantasmé, inévitable. Le film est à l’instar de ce passage qui génère chaos, adaptation, souffrance, qui révèle l’incapacité à être. « mine de rien » représente ce temps où l’être humain ne peut plus se considérer en masse mais doit s’envisager en somme d’individus. La population éclatée se mappe à la structure géographique de la ville.

Sur une idée d’Isabelle Ohayon et Julien Thorez

Avec la participation de :
Olessia Bondaruk, professeur de français à l’Université de Karaganda
Sacha Kachouro, directeur du Théâtre francophone de Karaganda
Isabelle Ohayon, docteur à l’INALCO, chercheuse au CNRS et historienne de l’Asie Centrale

Image / photography : Christian Barani
Son / sound : Christian Barani - Jean-Claude Taki
Montage / editing : Christian Barani - Guillaume Reynard
assistés de Véronique Barani
Traduction / translation : Isabelle Ohayon
Production : Christian Barani - Guillaume Reynard

Avec le soutien de Paul Ouazan - Atelier de recherche ARTE France et de Claude Crouail, conseiller culturel de l’ambassade de France au Kazakhstan

PDF - 1.9 Mo
Contexte Mine de rien

2004
Durée / duration : 1h 24 min.
Support de tournage : DV

En 2030, le pays deviendra - 65 min. - 2008
Parce que - 65 min. - 2000


English

mine de rien is the second part of a trilogy on contemporary Kazakhstan.
Karaganda, second largest city in Kazakhstan - located right in the heart of the steppes - was built in 1930 by workers deported to a huge prisoners camp - a Karlag - situated on a coal field. Lately, the economic level of the city had dropped leading to a considerable empoverishment of the population. "Mine de rien" depicts the transition phase, the unstable moment in-between two states of mind, between a feeling of being abandoned and a capitalistic hope.

2004
Durée / duration : 1h 24 min.
Support de tournage : DV

In 2030, the country will become - 65 min. - 2008
Parce que - 65 min. - 2000


Karaganda, zweitgrößte Stadt Kasachstans, befindet sich inmitten der Steppe. Sie ist 1930 von Gefangenen gebaut worden, die nach einem riesigen Gefangenenlager ("Karlag") in einem Kohlenrevier deportiert wurden. Heute ist die Wirtschaft der Stadt zusammengebrochen, was zur bedeutenden Verelendung der Bevölkerung führte. "Mine de rien" beschreibt die Übergangsphase, der unbeständige Augenblick zwischen zwei Zustände, zwischen dem Gefühl, verlassen worden zu sein, und einer kapitalistischen Hoffnung. Ein Zustand wurde schon erlebt und ist jetzt vergangen, der andere ist eine Fantasie, die unvermeidlich und noch im Gange ist. Der Film ähnelt dieser Phase, die das Chaos, die Anpassung und das Leid erzeugt, und die Unfähigkeit, sich selbst zu sein, zeigt. "Mine de rien" stellt diese Zeit dar, wenn der Mensch sich nicht mehr als eine Menschenmasse betrachten kann, sondern als eine Summe von Einzelpersonen. Die auseinander gebrochene Bevölkerung stellt sich auf die geographische Struktur der Stadt ein.


Accueil du site > Videos/films > Mine de rien
© Christian Barani 2018 |
  • Œuvres vidéos /Video works |
  • Videos/films |
  • Livres d’artiste / Art Books |
  • Photographies |
  • Vidéos pour scénographies |
  • Textes |
  • Biographie |
  • Actualités/News |
  • Plan du site | contact | rechercher