Extrait de : En 2030, le pays deviendra

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En 2030, le pays deviendra

Ce film est le troisième volet d’une trilogie réalisée avec Guillaume Reynard sur le Kazakhstan contemporain :
Parce que, Mine de rien, En 2030 le pays deviendra.

Plus que le discours prophétique du Président Noursoultan Nazarbaiev, en fonction depuis presque deux décennies, « Kazakhstan 2030 » est devenu comme un logo, un néon accroché aux portes d’une ville en construction, Astana, la nouvelle capitale proclamée de la dernière République d’Asie Centrale à s’être émancipée du pouvoir soviétique.
Ce film dessine le portrait saisissant d’une société dirigeante qui du passé soviétique fait table rase.
En 1998, sept ans après l’indépendance du pays, l’autocrate président kazakh Noursoultan Nazarbaiev décide de déplacer la capitale d’Almaty à Akmola, rebaptisée Astana, dans les steppes du nord de ce pays qui est la première puissance économique de l’Eurasie. De vertigineuses tours de verre sortent de terre, financées par les exportations de pétrole, un décor grandeur nature, structuré par le vide et construite par les premiers ouvriers multinationaux arrivés au rythme des promesses d’un libéralisme d’Etat. Christian Barani et Guillaume Reynard y regardent vivre la nouvelle oligarchie, dans les oripeaux standardisés et clinquants de la richesse. Un discours présidentiel de 1997 sur l’avenir du Kazakhstan ouvre le film, vantant aux "trois couches sociales, les riches, les classes moyennes et les pauvres", les infinies promesses du marché.

Production :
Atopic. Christophe Gougeon.
ARTE/La Lucarne. Luciano Rigolini
Texte : Émmanuel Adely
Salomé Dadunashvili. Assel Jabassova

Les fictions du réel
Film après film, Christian Barani et Guillaume Reynard construisent un portrait sensoriel et fragmenté du Kazakhstan. Leur attention aux paysages, aux gens, aux sons ou objets du quotidien donne au spectateur le sentiment de vivre concrètement l’expérience du voyage, dans son étrangeté et dans sa séduction. Ici, sous les néons des discothèques et des salons d’apparat, de réception en visite guidée, ils nous promènent à travers les fantasmes d’un nouveau monde capitaliste en construction, symbolisés par le futurisme fantomatique de la ville nouvelle. S’attachant à représenter "la fiction qui dans chaque scène semble avoir précédé le réel", jusque sur un tournage du cinéaste Darejan Omirbaev, ils s’aventurent aussi dans l’envers du décor, d’une baraque de chantier à une maisonnette bientôt expropriée. À travers une oligarchie ex-soviétique en pleine expansion, un portrait mélancolique et poétique de la mondialisation.

isabelle berelowicht
2008
65 min

Autres films :
Parce que - 65 min. - 2000
mine de rien - 1h 24 min. - 2004


English

In 2030, the country will become.
This movie is the third part of a trilogy realized with Guillaume Reynard on contemporary Kazakhstan.

In 1998, seven years after the independence of the country, autocratic president Kazakh Noursoultan Nazarbaiev decides to move the capital of Almaty to Astana, the barren plains of the north. Vertiginous towers of glass rise above ground, financed by oil exports. A presidential speech in 1997 on the future of Kazakhstan opens the film, praising the three social levels, the rich, the middle class and the poor , and the infinite promises of the market. Christian Barani and Guillaume Reynard see the birth of a new social level, in the standardized tinsel and foil of richness. Attempting to represent the fiction which in each scene seems to have preceded reality , until a change of scene by writer Darejan Omirbaev, they also venture backstage, a hut on a site of a recently expropriated maisonnette. A portrait of a melancholic person and poetic globalization through the ex-Soviet oligarchy, in full expansion.

Production :
Atopic. Christophe Gougeon.
ARTE/La Lucarne. Luciano Rigolini
Text : Emmanuel Adely
Salomé Dadunashvili. Assel Jabassova
2008
65 min

Other movies
Parce que - 65 min. - 2000
mine de rien - 1h 24 min. - 2004

Esta película es el tercer aspecto de una trilogía realizada con Guillaume Reynard sobre Kazajstán contemporáneo.

En 1998, siete años después de la independencia del país, el presidente autocrático de Kazajistán, Noursoultan Nazarbaiev, decide trasladar la capital de Almaty a Astana, en las estepas del norte. Vertiginosas torres de vidrio surgen de la tierra, financiadas por las exportaciones de petróleo. Un discurso presidencial sobre el futuro de Kazajistán, de 1997, inaugura la película, proclamando a las “tres clases sociales, los ricos, las clases medias y los pobres” las infinitas promesas del mercado. Christian Barani y Guillaume Reynard observan la vida de una nueva sociedad, en los oropeles estandarizados y relumbrantes de la riqueza. Insisten en representar “la ficción que, en cada escena, parece haber precedido lo real”. Incluso en el rodaje del cineasta Darejan Omirbaev, ellos se aventuran a indagar en la parte trasera del decorado, de una barraca en construcción a una pequeña casita que pronto será expropiada. A través de una oligarquía ex-soviética en plena expansión, un retrato melancólico y poético de la mundialización.

je to ka govor predsjednika Nursultana Nazarbajeva iz 1997. godine, koji je odredio budu-nost Kazahstana. Novi svijet kapitalizma gradi se na maati i na iluzijama. Sovjetske vrijednosti se odbacuju. Sve se izmialja iznova. Stvarnost se mijenja. Fikcija postaje stvarnost u Astani, novom glavnom gradu koji predstavlja predsjednikov san. Christian Barani se u svojoj umjetni koj karijeri posvetio ulozi.

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