english

Le film installation "dans le sommeil d’une rivière de cendres" montre un paysage au bord de l’effondrement.


Tchiatura : Extrait. Chanson traditionnelle géorgienne enregistrée par Vincent Moon

Depuis la chute du régime soviétique, la ville minière de Tchiatoura en Géorgie résiste difficilement. Dans cette vallée verdoyante, en 1905, la production de manganèse représentait près de 65% de la production mondiale. 3 700 mineurs travaillaient 18 heures par jour pour produire le minerai indispensable au régime. En 1913, les mineurs font grève et réclament de meilleurs salaires et conditions de travail. Tchiatoura est à l’époque, le seul bastion bolchévique dans une Géorgie plutôt menchevik. Au fil du temps, la ville s’agrandit avec l’augmentation de la production grâce à une société américaine qui investit en 1925 et à celles qui suivront. Les mines sont creusées dans les flancs des collines et sont reliées par de grands téléphériques aux habitations ouvrières placées sur les plateaux et au centre ville situé le long de la rivière. Mais à la chute de l’URSS, la production s’effondre et la population se retrouve dans une très grande précarité. Depuis ce jour, seuls quelques mines continuent d’entretenir l’illusion. En 2017 rien n’a changé, la misère est toujours présente et la pollution noircit la rivière.

Tchiatura : Extrait. Les habitations minières

Ce film installation se compose de longs plans séquences filmés depuis les cabines des téléphériques auxquels sont associés des portraits, des instants de vie, des mineurs au travail. Ce diptyque compose un portrait poétique de la ville.

Tchiatura : Extrait. Une histoire de la ville

Production : Christian Barani. 2017
Durée : 58 min.
Deux écrans synchronisés
Format : Full HD


English

The film installation "in the dark of a river of ashes" shows a landscape on the brink of collapse.


Tchiatura : Excerpt. Music : traditional Georgian song recorded by Vincent Moon

Since the fall of the Soviet regime, the mining town of Tchiatoura in Georgia has struggled to resist. In this green valley, in 1905, manganese production accounted for nearly 65% of world production. 3,700 miners worked 18 hours a day to produce the ore needed for the regime. In 1913, the miners went on strike and demanded better wages and working conditions. Tchiatoura was at the time the only Bolshevik stronghold in a rather Menshevik Georgia. Over time, the city grew with the increase in production thanks to an American company that invested in 1925 and those that followed. The mines are dug in the hillsides and are connected by large cableways to the working-class dwellings placed on the plateaus and to the city center located along the river. But with the fall of the USSR, production collapsed and the population found itself in a very precarious situation. Since that day, only a few mines continue to maintain the illusion. In 2017 nothing has changed, misery is still present and pollution blackens the river.

Tchiatura : Extract. Mining Housing

This film installation consists of long shot sequences filmed from the cableways of the cableways to which are associated portraits, moments of life, miners at work. This diptych composes a poetic portrait of the city.

Tchiatura : Excerpt. A history of the city

Production : Christian Barani. 2017
Duration : 58 min.
Two synchronized screens
Format : Full HD

Accueil du site > Expériences de la géographie / Geography experiences > GÉORGIE / GEORGIA > dans le sommeil d’une rivière de cendres. {in the dark of a river of ashes}
© Christian Barani 2021 |
  • Actualités/News |
  • Les vaincus / The defeated |
  • Documentaire déployé / Deployed documentary |
  • Expériences de la géographie / Geography experiences |
  • Film Installation |
  • Lectures projections / Projections readings |
  • Documentaires / Documentaries |
  • Œuvres de commande / Commissioned works |
  • Livres d’artiste / Art Books |
  • Photographies |
  • Biographie. Biography |
  • Textes |
  • Plan du site | contact | rechercher