… And We Came Out To See Once More The Stars
est un documentaire déployé dans l’espace du Tbilissi Photography and Multimedia Museum.

"we climbed, he firts i behind, until
through a small round opening ahead of us
i saw the lovely things the heavens hold
and we came out to see once more the stars"

Dante, "the divine comedy", Inferno XXXIV

Cette exposition est une recherche documentaire sur les conséquences du conflit de 2008 entre la Géorgie, l’Ossétie du Sud et la Russie, dix après.
Pour documenter cette expérience, nous nous sommes rendus, avec Nestan Nijaradze puis avec Tako Robakidze le long de la frontière qui sépare l’Ossétie du Sud de la Géorgie, dans ce vide instable où les lignes de frontières sont mouvantes. Nous avons marché à la rencontre des habitants de ces lieux, recueillis leurs paroles, filmé la réalité de ces êtres abandonnés de tous.

vidéo projetée à l’entrée de l’exposition. christian barani

Cette exposition collaborative est composée par :
Nestan Nijaradze : commissaire de l’exposition et directrice du TPMM assitée d’Elina Valaite
Christian Barani, co-commissaire de l’exposition. œuvres présentées :
- une poésie réaliste sur la vie quotidienne le long de la frontière sous forme de 3 écrans synchronisés situés au fond de l’espace

extrait de la vidéo trois écrans durée totale : 40 min

- une vidéo (muette) sur la notion de frontière placée à l’entrée de l’exposition. Une vidéo qui définit le mot frontière, qui montre l’absurdité de la ligne et l’impossibilité du franchissement assurée par l’armée russe.

extrait de la vidéo frontière/border muette durée totale : 15 min

- un montage d’images d’archives des années 50 et 60 montrant le lien historique entre l’Ossétie du Sud et la Géorgie mais pointant également l’importance de la politique de l’urss dans cette décomposition de la Géorgie. Ces images sont projetées sur un rideau noir.

Tamar Lisiak qui performe en devenant un "vecteur" des victimes du conflit de 2008. Sur un pilier, sur un carnet de feuilles blanches, elle écrit de mémoire les témoignages d’une quinzaine d’hommes et de femmes déplacées. Un fois le témoignage écrit, elle les épinglent de l’autre côté du pilier les donnant à lire aux spectateurs.

Andro Eradze : une installation vidéo 3 moniteurs sur l’impossibilité de dialogue entre la Russie et la Géorgie.

Tako Robakidze, une installation photographique composée de 150 photographies prises sur une durée de trois ans le long de la frontière et formant une ligne lumineuse découpant l’espace d’exposition.

Lado Lomitashvili, une installation murale composée d’une grande photographie de l’intérieur d’une maison abandonnée suite à la guerre et de gravures récupérées sur place représentant des graffitis dessinés par des militaires lors du conflit.

Des photographies du conflit de 2008 prises par de nombreux photographes témoignant de la violence du conflit et de sa rapidité. Ces photographies sont projetées sur un écran de cinéma. Le montage a été réalisé par Tako Robakidze

Ce documentaire déployé dans l’espace est composé de différentes séquences qui proposent aux spectateurs un point de vue artistique de l’histoire de conflit mais aussi un regard contemporain sur ces habitants vivant le long de la frontière dans une très grande précarité voir misère. Ces habitants sont oubliés de tous même des habitants de la capitale Tbilissi qui se situe pourtant à une cinquante de kilomètres de la zone. Dès l’entrée dans l’espace d’exposition, les spectateurs comprennent que rien n’est imposé et qu’ils devront par eux-même associer les séquences qui apparaissent dans l’espace. Tout cela dans une grande liberté de mouvement.

Texte de Nestan Nijaradze :

_ 2018 marks ten years since the Georgian-Russian War. Tbilisi Photo Festival took this milepost to examine the consequences of the conflict and subsequent occupation of the country, and to also probe the history of Georgia since independence in 1991, a period marked by armed conflicts in the territories of Abkhazia and South Ossetia.

_ The central event of the Tbilisi Photo Festival 2018 “…And We Came Out To See Once More The Stars” is an ambitious multimedia project combining video, photo, audio and texts and is “orchestrated” by French video artist Christian Barani – TPF 2018’s guest of honor. Internationally renowned for his refined style of “poesie realiste”, Barani travelled all over the Russian-Georgia war zone and documented the reality and daily life of those whose lives have been affected along the frontier of the Russian occupation line.

“…And We Came Out To See Once More The Stars” was also feature the poignant work of ten celebrated international photographers who documented the Russian-Georgian war in August 2008. Among them : Yuri Kozyrev/NOOR, Ron Haviv/VII, Lionel Charrier/MYOP, Michael Robinson Chavez, Thomas Dworzak/Magnum Photos, Justyna Mielnikiewicz/MAPS, Rena Effendi, , Olivier Laban-Mattei/MYOP, Q. Sakamaki, Bruno Stevens.

In addition, emerging Georgian artists, Lado Lomitashvili and Andro Eradze were presented their multimedia installations while Georgian photographer, Tako Robakidze ‘s“Creeping Borders” - a long- term personal project that focus on the consequences of Russian Occupation - will also be part of the opening exhibition of TPF 2018.

© Christian Barani 2019 |
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