Corps tombent
une lecture projection / a reading projection

english

Un point de départ : La Namibie à la fin du XIXe siècle.
Un coucher d’une lune est projeté sur l’écran de la salle de cinéma.
Au pied de l’écran, une voix raconte en direct l’arrivée des allemands sur le territoire, la colonisation par l’alcool et la religion, l’exploitation du peuple par le travail, les viols et la rébellion.
L’image de la lune commence a disparaître de l’écran
La lecture continue et raconte le génocide des peuples Herero et Nama par les Allemands. Ce génocide est pensé par ceux (médecins, politiques et militaires) qui seront à l’origine de l’Holocauste. Les mots disent l’extermination et la volonté de prouver par l’analyse des corps, notamment les cranes, l’infériorité de la race noire.
La lune a disparu de l’écran.
Noir.
L’image d’une route qui défile dans le paysage est maintenant projetée. La chanson d’un rappeur namibien emplit l’espace de l’image, du lieu où une partie du génocide a eu lieu.

Noir.
Windhoek. La capitale aujourd’hui. L’image d’un sol et de pas qui se mettent en mouvement apparaissent sur l’écran de la salle.
Le texte raconte maintenant le temps présent, l’expérience de l’auteur confronté à des situations de domination qui perdurent.
Le récit s’arrête au début des images urbaines.
Les images d’une marche sont projetées. On croise des êtres, des rues, des vides, les images d’un centre ville comme les autres, des magasins, des restes de la colonisation. Puis la dérive nous amène dans les quartiers populaires péri-urbains jusqu’à au township où vivent actuellement une partie du peuple Herero. Une marche représentée en tourné-monté pour être au plus de l’expérience.


Namib
Namibie
1830
un début
Il nous faut des terres
des terres à conquérir, des êtres à dominer,
dit leur chef
dit l’Allemagne
nous aussi nous voulons

Au bout de l’horizon
la mer dépose le bateau
Rien
il y a rien ici, écrit l’allemand
laissons cela aux anglais
un autre allemand persiste
nous serons chez nous,
au bout, j’en suis sûr, la puissance, la richesse

Au bout
un peuple Herero
un peuple Nama
vivent
de la terre
du bétail
de l’échange...


Cette lecture projection a été présentée dans le cadre du festival Images de ville à Aix en Provence, au musée commun de Paris et aux états généraux du documentaire de Lussas.

Durée : environ 1h 10min
Production : Christian Barani


English

bodies fall

A starting point : Namibia at the end of the 19th century.
A moonlight is projected on the screen of the movie theater.
Under the screen, a voice tells the story of the arrival of the Germans on the territory, the colonization by alcohol and religion, the exploitation of the people through labor, rape and rebellion.
The image of the moon begins to disappear from the screen.
Reading continues and tells the genocide by the Germans, of the ethnic group Herero and the Nama. This genocide is thought by those (doctors, politicians and soldiers) who will be at the origin of the Holocaust. The words say the extermination and the will to prove by the analysis of the bodies, especially the skulls, the inferiority of the black race.
The moon has disappeared from the screen.
Black.
The image of a road passing through the landscape is now projected. The song of a Namibian rapper fills the space of the image, the place where part of the genocide took place.
Black.
Windhoek. The capital today. The image of a floor and steps that set in motion appear on the screen of the room.
The text now tells the present time, the experience of the author confronted with situations of domination that persist.
The narrative stops at the beginning of the urban images.
The images of a walking are projected. We meet people, streets, empty spaces, images of a city center like everywhere, shops, remains of colonization. Then the drift brings us to the suburban neighborhoods to the township where some of the Herero people live. A walk represented in shoted-edited to be at most of the experience.

Namib
Namibia
1830
a beginning
We need land
Lands to conquer, dominate,
Said their leader
Said Germany
We too want we

_ At the end of the horizon
The sea puts down the boat
Nothing
There is nothing here, writes German
Let us leave it to the English
Another German persists
We shall be at our home,
In the rear, I am sure, the power, the wealth

In the rear
people Herero
people Nama
live
of the ground
of the cattle
some exchange...

© Christian Barani 2019 |
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