LECTURE PROJECTION.
50 min. 2014.

Présentée dans le cadre du Festival Côté Court à Pantin.
Presented in festival Côté Court in Pantin. France
Commissaire/Curator : Olivier Marboeuf/Khiasma.

english

Quel renforcement nous pouvons tirer de l’espérance, si non, quelle résolution du désespoir
est la première forme produite suite à la résidence Hors les Murs de l’Institut Français, au Liban. Suivront un film et une installation vidéo.

Dans une salle de cinéma, cette première restitution en live de l’expérience au Liban, met en forme et en espace ce qui constitue un pré-film. Cette lecture projection donne une forme au processus de création, aux sources de réflexion et à tout ce qui entoure et nourrit la recherche. Cette lecture projection est composée d’extraits lus du journal de bord écrit durant le tournage, de notes photographiques prises pendant les longues marches dans la ville de Beyrouth, de sons enregistrés sur place et de séquences vidéos extraites du matériau constitué durant les trois mois de résidence et d’extraits littéraires.

Le dispositif se constitue d’une table sur le côté de la salle de cinéma. Sur cette table, trois personnes. L’une d’elle lit le journal de bord, une autre diffuse des sons en fonction des moments de ce pré-film et une troisième dépose sous un banc-titre relié à l’écran de la salle des notes photographiques en fonction des extraits lus ou des sons diffusés. Cette troisième personne diffusera également les séquences vidéos.

Un récit fragmenté se construit et produit un pré-film dans une forme expérimentale.

extrait de Jalal Toufic


L’objet de la résidence est une recherche sur la notion de paradis et plus précisément de paradis perdu au Liban. Des Sumériens qui plaçaient le paradis sur ce territoire au paradis du Moyen Orient dans les années 50 et 60, le Liban a toujours eu une place à part dans la région. Il a toujours été source de convoitises.
Depuis des siècles ce territoire a subi des envahissements successifs qui ont imposé violemment leurs puissances, instituant une Tabula Rasa. Travailler sur cet espace de projection, sur ce paradis perdu ancré dans l’histoire du pays, permet d’aborder poétiquement les questions de la mort et de la religion qui structurent la société contemporaine libanaise.

Protocoles de recherche :
- Le territoire : Marcher et dériver dans tout le territoire à la recherche de traces évoquant cette perte.
- La mort : Interviewer des femmes croyantes sur la représentation du trajet qu’elles feront après leur mort. Cette représentation a toujours été réservée aux hommes.
- L’envahisseur et le feu : Marcher durant des heures et des jours avec Julien Goubeix, artificier et cinéaste, en réalisant des performances de feu dans les espaces rencontrés.

Cette recherche questionne aussi le processus de fabrication d’un film. Elle met en place un processus collectif qui implique plusieurs amis.
Candice Raymond chercheuse et historienne vivant au Liban, pour élaborer et réaliser les interviews des femmes libanaises
Bertrand Salignon, philosophe invité à parler du paradis
Bertrand Gauguet, musicien, invité à réaliser l’image sonore des lieux traversés et la musique du prochain film.


De cette expérience sera écrit un journal de bord qui représente l’expérience et le processus de fabrication de ces images et sons.


À Pantin : Ciné 104.
Christian Barani
Matthieu Foulet
Claire Malrieux

Remerciements / Thanks to :
Julien Gourbeix
Olivier Marboeuf
Eli Souaby


English

This performance is the first shape produced further to the residence Hors les murs of the French Institute, to the Lebanon. Will follow a movie and an installation.
In a cinema, this premiere live restitution of the experience in Lebanon, puts into shape and space what constitutes a pre-film. This projection reading gives a form to the process of creation, to the sources of reflection and to all that surrounds and nourishes research.
This screening reading is composed of excerpts read from the logbook written during filming, from photographic notes taken during the long walks in Beirut, from sounds recorded on site and from video sequences extracted from the material formed during the three months of residence and fromliterary extracts.

The device consists of a table on the side of the cinema. On this table, three people. One of them reads the logbook, another broadcasts sounds according to the moments of this pre-film and a third deposites under a title bench connected to the screen of the room photographic notes according to the excerpts read or sounds broadcast. This third person will also broadcast the video footage.

A fragmented narrative is constructed and produces a pre-film in an experimental form.


The object of the residence is a research on the notion of paradise and more specifically of lost paradise in Lebanon. From the Sumerians who placed paradise on this territory in Middle Eastern paradise in the 1950s and 1960s, Lebanon has always had a special place in the region. He’s always been the source of lust.
For centuries this territory has undergone successive encroachments which violently imposed their powers, instituting a Tabula Rasa. Working on this space of projection, on this lost paradise rooted in the history of the country, allows to approach poetically the questions of death and religion that structure contemporary Lebanese society.

Protocols of search(research) :
- The territory : Walk and drift in spaces in search of tracks evoking this loss.
- The death : Interview the religious women on the representation of the path which they will make after their deaths. Representation which was always reserved for the men.
- The invader and the fire : Walkduring hours and days with Julien Goubeix, pyrotechnician and film-maker, by realizing performances of fire.

This research also questions the process of making a film. It sets up a collective process that involves several friends.
Candice Raymond researcher and historian living in the Lebanon to develop and realize the interviews of the Lebanese women
Bertrand Salignon, philosopher invited to think and speak about paradise _ _ Bertrand Gauguet, musician, invited to make the sound image of the places crossed and the music of the next film.


From this experiment will be written a diary that represents the experience and process of making these images and sounds.


À Pantin. Ciné 104 :
Christian Barani
Matthieu Foulet
Claire Malrieux

Remerciements / Thanks to :
Julien Gourbeix
Olivier Marboeuf
Eli Souaby

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