Urban video : Santiago de Chile (Chili)

Une dérive qui commence par le Palais de la Moneda qui fut partiellement détruit par les bombardements du coup d’État du 11 septembre 1973 dirigé par Augusto Pinochet. C’est dans ses murs que Salvador Allende, alors président, fut assassiné. Son corps sera discrètement sorti par une porte dérobée. Le sentiment de cette perte pénètre cette traversée de la ville.

La dérive produit une attitude, une forme assujettie au hasard et fait apparaître une vision personnelle de la ville traversée. Dans cette dérive, un trajet s’invente, un trajet qui tient compte à la fois de la géographie physique mais aussi de ma relation psychique à l’espace et aux personnes. Cette marche dans la ville devient une performance dont le résultat est une forme plastique, documentaire. Le territoire est représenté comme une expérience.
Dans ce rapport à la représentation de la ville, l’improvisation structure le désir de filmer et chaque plan n’est jamais tourné deux fois. L’intuition me fait déclencher l’enregistrement, sans jamais savoir ce qu’il va se produire. Filmer devient ainsi un acte performatif.
Avec ce dispositif, l’instant, où la caméra pénètre le réel et le modifie, apparaît et questionne le processus “documentaire”. Cette dérive prend la forme d’un montage d’ambiances singulières liées à la diversité des espaces urbains traversés et des personnes rencontrées. Elle produit un collage urbain, une vision personnelle et esthétique de la ville.

Urban video est une série qui s’enrichit et se construit dans le temps.

2006
Durée / Duration : 11 min.
Support de tournage : DV


Drifting off produces an attitude, a form which is subject to chance, and gives a personal vision of passing through the town. In this drifting off, the journey begins to take account not only of the physical geography but also of the psychic relation to the place and people. This walking through town becomes a performance whose result is a plastic form, a documentary. The territory is represented like an experience. In this representation of the town, improvisation structures the desire to film and each shot is only filmed once. Intuition makes me start recording, never knowing in advance what is going to happen. Thus, filming becomes an act of performance. With this plan of action, it’s the moment when the camera penetrates reality and modifies it that creates and questions the ‘documentary’ process. This drifting off takes the form of the editing of singular atmospheres linked to the diversity of the urban spaces and the people encountered in them. It creates an urban collage, a personal esthetical vision of the town. Urban video is a series which enriches and constructs itself through time.

© Christian Barani 2018 |
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