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english

"Harar" : une projection/performance documentaire.
composé de six écrans (vidéoprojection)
présenté dans le cadre du "Livre et l’art" au Lieu Unique à Nantes.
À l’invitation de Patricia Buck et Jean Blaise

Harar (Ethiopie) est une ville sainte de l’Islam entourée de remparts construits au XVI ème siècle. Elle est composée de ruelles étroites où 99 mosquées organisent le temps. Sept portes structurent les flux de cette ville. A la fin du XIX ème siècle, le prince Menelik II (orthodoxe) pénètre avec son armée dans la ville. Il rase la grande mosquée sur la place centrale et la remplace par une église orthodoxe. Rimbaud y a vécu une dizaines d’années à la fin de sa vie.
Pendant plusieurs semaines, je dérive caméra à la main, au hasard des rencontres. Je joue avec ce hasard et l’improvisation pour constituer une matière d’images et de sons, sans me préoccuper de la forme finale du projet. L’important est de représenter mon expérience dans cet espace urbain. Deux ans plus tard, j’organise cette matière pour constituer un film composé de six écrans. Une mise en espace de cette ville mythique.

Au Lieu Unique, le film se déploie dans un dispositif en vis à vis de six écrans de 4 mètres de base, imaginé par les scénographes "la valise". Ce montage multi-écrans montre les lieux d’un Harar contemporain où Arthur Rimbaud avait vécu durant dix ans, juste avant sa mort. Une longue dérive d’une heure nous mène dans les rues du village d’Harar et dans les alentours où Rimbaud marchait. Les spectateurs disposés au centre du dispositif ne peuvent pas tout voir et vivent un rapport personnel à l’évènement. Chacun opère par ses choix de regards, un montage personnel de l’ensemble de ces images. Personne ne voit le même film.

durée / Duration : 60 min.
Mai 2007


English

"Harar" : a documentary installation.
composed by six screens
within the framework of " The bookr and the art " in Lieu Unique in Nantes.
At the invitation of Patricia Buck and Jean Blaise

Harar Harar (Ethiopia) is a holy town of Islam surrounded by ramparts built in the 16th Century. It is composed of narrow streets where 99 mosques give rhythm to time. Seven doors structure the comings and goings of the town. At the end of the 19th century, Prince Menelik II (an orthodox) invaded the town with his army. He demolished the big mosque on the city’s main square and built an orthodox church instead. Rimbaud lived there for a decade or so at the end of his life. For several weeks, I wandered with a camera in hand, encountering different people. I played with chance and improvisation to amass material of images and sounds, with no concern for the project’s final form. What mattered was to represent my experience in this urban location. Two years later, I created a 6-screen film with what I had filmed, thus giving a setting to this mythical town.

In Lieu Unique, the film is shown using three 4 by 3 meter screens, envisaged by the scenographers of “La Valise".

This editing multi-screens show the places of contemporary Harar where Arthur Rimbaud lived for ten years, just before his death. A one hour drift leads us in the streets of the village of Harar and in the surroundings where Rimbaud walked. The spectators sitting in the center of the device cannot see all the images and live a personal relationship in the event. The public are free to choose what screen to watch, editing therefore their own selection of images. Nobody sees the same film.


Comment rencontrer l’autre (l’être humain ou le lieu) une caméra en main ? Capter ce qu’il est tout en assumant pleinement sa propre position d’ « homme à la caméra ». Comment faire d’un outil qui met à distance un outil de lien ? C’est tout l’enjeu des films de Christian Barani. Il part tourner dans les « marges » du monde représenté en Occident (Kazakhstan, Ethiopie, Népal, Namibie...). Notamment parce que là-bas, les rapports à l’image sont différents. Et que ce sont des lieux où le tout image n’existe pas encore. Quand il filme, Christian Barani est, intensément. Et d’une telle manière qu’il se sert de sa caméra pour capter le moment de la rencontre avec les hommes et les femmes qu’il croise. Ce moment où chacun s’ouvre à l’autre et crée un territoire commun. Un lieu où être ensemble. C’est la raison pour laquelle, quand il part filmer, il ne fait jamais de repérage, ne prépare pas de synopsis de tournage, ne tourne jamais deux fois le même plan. Il tourne dans une totale disponibilité à l’autre, qu’il soit humain, géographique, animal, botanique... A LU, il propose pour la première fois une performance au cours de laquelle il montera en direct des séquences filmées à Harar (Ethiopie).
frédéric dumond.

© Christian Barani 2018 |
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